Ma note d’intention

 

J’ai souvent pensé que l’écriture chinoise et japonaise, était restée bien plus proche du monde sensible des mots que l’écriture latine. Pierre Chaunu dit : « l’écriture chinoise révèle la structure cosmologique cachée des êtres et des choses ».  Cet aspect caché  me fascine. C’est en me demandant si dans le dessin de chaque lettre de notre alphabet, ne se cachait pas un monde invisible, ignoré et qui n’attendait qu’à être révélé que j’ai commencé à me faire plaisir avec eux, lettres et mots, en les approchant autrement. Comme je ne suis pas calligraphe, c’est avec mes sens, ma voix, ma langue, ma respiration, mes organes, mes muscles et tout ce qui compose l’être humain que je suis entrée dans l’intimité des mots, dans leurs corps, leur vie et leur magie. Jusqu’à pouvoir les oublier.

L’expérience que je vous invite à faire lors des trois week-end de stages à venir, tend à prendre des vacances avec le mental pour faire connaissance avec les mots et l’oubli des mots. C’est là, dans cette contradiction, que la parole prend sa source. Dans le sommeil de la conscience, dans le monde du rêve.

Pour le premier stage, je vous donnerai des clés utiles à une exploration corporelle d’un texte et au plaisir à le mettre en bouche. Des appuis propres à sortir les mots de leurs ornières.
Pour les deux autres stages, il m’a paru enrichissant et stimulant de travailler en tandem.
Travailler en tandem permet de croiser les regards, de créer des liens, de réveiller les mots et de lancer entre eux des ponts inattendus.

Henri Gougaud sera mon complice pour le deuxième week-end de stage. Vous dire que c’est un immense plaisir est trop peu. C’est un homme important dans ma vie, qui m’a transmis beaucoup. Un être dont la parole est rare et fait du bien. Il parle vrai, de ce lieu en soi vers lequel vous vous approcherez et dont vous entendrez parler durant ce cycle de formations et de causeries.

Pour le dernier week-end de stage, en complicité avec Gioia Kayaga, c’est le slam qui sera mis en avant, l’énergie vitale de la poésie, l’écriture. Gioia Kayaga aka Joy Slam Poésie écrit comme elle parle, en partant du dedans, du fond d’elle-même. Sa passion, son engagement, sa générosité émeuvent et provoquent l’enthousiasme.

 

C’est ainsi qu’en tant que fée marraine, je désire utiliser ma baguette magique.
Parce qu’une marraine met en relation, présente ceux qu’elle aime à ceux qu’elle aime, donne tout ce qu’elle a de bon à donner. C’est ainsi que je la vois, c’est ainsi que je fais.
Parce que l’amitié et la confiance qui me lient à Marie Cuche et à la belle équipe qui l’entoure et la soutient, me touche profondément.
Je suis heureuse, honorée, d’être la première marraine de la Maison du Conte et de la Littérature du Brabant-Wallon.conteuse slameuse valérie Bienfaisant

Soyez les bienvenus !